Quelques règles sur le sacrifice


Parmi les règles importantes de sacrifice qui incombent au musulman de connaitre :

Premièrement : le fait qu'il ne doit rien couper de ses cheveux, des ongles, de la peau, lorsque les dix premiers jours de Dhul Hijja débutent et qu'il souhaite sacrifier.
Conformément à la parole du Prophète (ﷺ) : « Lorsque l'un de vous apperçoit le croissant de lunde de Dhul Hijja, et souhaite sacrifier une bête qu'il s'abstienne de couper de ses cheveux et ongles ».  Et dans une autre version : « Lorsque l'un d'entre vous rentre dans les dix premiers jours de Dhul Hijja et souhaite sacrifier, qu'il ne touche rien de ses cheveux et de sa peau ».
Le Prophète (ﷺ) dit aussi dans une naration : « Celui qui possède une bête qu'il souhaite sacrifier et qu'il apperçoit le croissant de lune de Dhul Hijja, qu'il ne prenne rien de ses cheveux, et de sa peau jusqu'à ce qu'il sacrifie ».


La parole la plus proche de la vérité quant aux avis des savants est que cette interdiction est propre uniquement à la personne qui sacrifie, qui a acheté la bête, quant à la personne qui jouit du sacrifice comme l'épouse ou les enfants il ne leur est pas obligatoire de s'abstenir de ce qui a précédé. De plus, cette affaire n'influe aucunement quant à la validation du sacrifice, car il y a certaines personnes qui croient que si elles touchent à leurs cheveux par exemple, cela invalide le sacrifice : ceci est faux, si le sacrificateur commet un tel acte il a certes fait une erreur doit se repentir mais son sacrifce demeure valable.

La deuxième règle : la bête sacrifiée a des conditions, parmi les plus importantes qu'elle fasse partie des bêtes du cheptel, elles sont au nombre de trois : le chameau, la vache et les ovins avec ces deux catégories, les ovins et les caprins.
La deuxième condition est que la bête est atteint l'âge prescrit dans la législation musulmane :
- Les chameaux ce qui ont atteint 5 ans
- Les vaches et les ovins, l'âge requis est de 2ans
- Les caprins, l'âge requis est d'un an selon la majorité des savants.

Quant aux hanafites et hanbalites, ceux qui ont atteint six mois, et la preuve de cela réside dans la parole du Prophète (ﷺ) : « Ne sacrifier si ce n'est une bête âgée sauf s'il vous est difficile, alors égorgez la jeune bête parmi les ovins ».
Ibn al Qayyim a dit : « Il lui a ordonné de sacrifier la jeune bête parmi les ovins et la bête mature et âgée parmi les autres bêtes ». Les mâles et femelles ont le même jugement en matière dee sacrifice, que le serviteur sacrifie un mâle ou une femelle, il n'y a point de différence.
La troisième condition est que la bête soit dépourvue de défauts, les défauts qui ne rendent pas la bête sacrifiable et qui ne sont pas permis sont uniquement au nombre de quatre : la maladie évidente, l'aveuglement évident, le boitement évident et l'énorme maigreur qui empêche le mouton de marcher et exepté cela tout le reste est acceptable.

La troisième règle : plus la bête sacrifiée est proche de la couleur blanche, mieux cela est. Selon Anas (qu'Allah l'agrée), le Prophète (ﷺ) égorgeait deux béliers bigarrés et cornus, il posait son pied sur leur nuque et il égorgeait avec sa main. Le bigarré est la bête dont la couleur blanche est mélangée au noir.
Selon Ahmad et Al Hakim, d'après Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) le Prophète (ﷺ) a dit : « Du sang blanc est plus aimé auprès d'Allah que du sang noir ».

La quatrième règle : le fait qu'il est recommandé d'engraisser la bête sacrifiée.
L'imam Al Bukhari a dit dans le chapitre de la bête sacrifiée du Prophète (ﷺ) de deux béliers bigarrés et cornus ou bien portants.
Yahya ibn Sa'id a dit : J'ai entendu Oumama ibn Sahl dire : « Nous étions entrain d'engraisser la bête sacrifiée à Médine, tandis que les musulmans engraissaient les bêtes ».
L'imam An Nawawi a dit : « Les savants de l'islam sont unanimes quant à la recommandation que la bête sacrifiée soit bien portante et en bonne et due forme ».

La cinquième règle : « Al badana » qui est le chameau et la vache suffisent pour sept maisons.
Quant au mouton il suffit pour une maison même si leurs habitants sont nombreux. Jabir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous avons égorgé avec le Prophète (ﷺ) l'année de Hudaybiya « Al Badana » pour sept ainsi que la vache  pour sept ».
Abou Ayoub (qu'Allah l'agrée) a dit : « L'homme au temps du Prophète (ﷺ) égorgeait un mouton pour sa propre personne et pour les membres de sa maison, il en mangeait et en donnait en aumône ». Le sacrifice d'un mouton pour ensuite le ramener aux gens de sa maison est meilleure que de s'associer pour sacrifier un chameau ou une vache. Par exemple, une personne qui s'associe avec d'autres personnes à sept et une autre personne qui égorge un mouton pour sa propre personne ce dernier a fait un acte meilleur.

La sixième règle : il fait partie de la sunna que l'homme se charge personnellement d'acheter sa propre bête et de l'égorger. Le Prophète (ﷺ) égorgeait sa bête avec sa propre et noble main. L'imam Al Boukhari rapporte qu'Abou Moussa ordonnait à ses filles d'égorgeait de leurs propres mains.

La septième règle : la permission de manger de la bête sacrifiée.
Cette permission est soit une sounna appuyée ou une obligation. Il y a à cet effet deux avis des savants parmi eux, ceux qui rendent obligatoire le fait de manger la bête sacrifiée au vu des preuves claires mentionnées. Allah (le Très Haut) a dit : « Mangez-en vous même et faites-en manger le besogneux misérable ». Coran 27:28 et Allah (le Très Haut) a dit : « ... mangez-en, et nourrissez-en le besogneux discret et le mendiant ». Coran 27:36
Le Prophète (ﷺ) a dit :  Mangez (de la bête sacrifiée), épargnez, et donnez-en en aumône ». - « mangez et épargnez (cela concerne la première catégorie) et donnez-en en aumône (ceci concerne la deuxième catégorie).
Et le Prophète (ﷺ) a dit : « Que chaque homme mange de sa bête sacrifiée ». Et lorsque le Prophète (ﷺ) a sacrifiée dans son pèlerinage cent chameaux, il a ordonné qu'on lui donne une partie de chacun d'eux, ensuite l'ensemble de ses bêtes fut rassemblées dans une seule marmite et ils ont été cuit ; il a bu de sa sauce et a mangé de sa viande. Cela prouve que le serviteur mange de chacune de ses bêtes sacrifiées.
La fait de diviser la bête en deux parts n'est pas valide, et concernant l'affaire, il y a matière à discuter, si le serviteur désire partager en trois cela est permis, s'il désire le diviser en deux catégories cela aussi est permis comme est cité dans le Coran.
En outre, certains savants Shafi'iya ont autorisé de manger toute la bête sacrifiée car ce qui est recherché est d'adorer Allah en faisant couler le sang et certes cela s'est produit.

La huitième règle : le temps du sacrifice.
Il commence après la prière de la fête et se termine selon la parole la plus proche des savants, par le coucher du soleil du dernier jour de Tachrik c'est à dire que le sacrifice est sur quatre jours. Qu'il égorge la nuit comme le jour, cela est identique.
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tous les jours de Tachrik sont considérés comme sacrifice », et le mot jour lorsqu'il est mentionné signifie le jour et la nuit.

La neuvième règle : il ne lui est pas permis de vendre un membre quelconque de sa bête sacrifiée. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quiconque vend la peau de sa bête sacrifiée, n'a point de sacrifice ».

La dixième règle : il convient au serviteur d'associer à la récompense de la bête sacrifiée qui il veut parmi les membres de sa maison que ce soit les vivants ou les morts, quant au fait de viser spécifiquement les morts par le sacrifice il n'y a en cela aucune preuve dans la sunna du Prophète (ﷺ). Mais plutôt l'aumône envers le proche défunt est meilleure que d'égorger à son encontre car cela a été mentionné dans la sunna du Prophète (ﷺ).
Parmi les femmes qui sont décédées du temps du Prophète (ﷺ), son épouse Khadija ainsi que son oncle paternel Hamza et un certain nombre de ses filles. Et certes les compagnons étaient les gens les plus désireux à faire le bien et le fait qu'il s'en soient abstenus est une preuve que la sunna est de ne pas le faire. L'invocation et l'aumône concernent ce qui est permis au sujet des morts.

La onzième règle : il est mieux de ne pas appeler les gens à sortir la bête sacrifiée en dehors de leur pays respectif, et cela pour les raisons suivantes :

- Car la bête sacrifiée est un rite islamique et il fait partie de celle-ci de l'extérioriser.
Et si tous sortent leurs bêtes sacrifiées en dehors du pays où il résident, ils ne vont pas extérioriser les injonctions sacrées dans leur pays, le fait de la sortir fait disparaitre ce rite islamique dans le pays du sacrificateur. Et aussi parmi ce qui touche la bête, il y a le fait que les enfants l'élèvent et qu'elle soit ancrée dans leurs coeurs.

- Il n'a pas été rapporté de sources authentiques que le Prophère (ﷺ) envoyait sa bête sacrifiée en dehors de Médine. Les gens accomplissaient le pèlerinage et les pauvres étaient présents à Mecca et pour autant il égorgeait à Médine, et il n'envoyait pas la bête sacrifiée à Mecca.

- L'envoie fait priver beaucoup de choses dont la plus importante le fait d'en manger, le Prophète (ﷺ) a ordonnée d'en manger, et si tu la sort du pays tu ne pourras pas appliquer cette sunna appuyée ou cette obligation chez certains savants jugée comme étant la parole la plus proche de la vérité de Cheikh Chanqiti (qu'Allah lui fasse miséricorde). De plus, cela ne te donne pas le privilège du choix car le sang blanc est meilleur et plus aimé auprès d'Allah que le sang noir, et si tu charges une quelconque personne qu'il choissise ce qui n'est pas adapté, la bête qui n'est pas bien portante, ensuite tu restes et tu attends et tu te retiens de couper de tes cheveux ou ongle jusqu'à ce qu'il sacrifie et tu ne sais pas s'il va sacrifier pour toi le premier, deuxième, troisième ou le quatrième jour et cela te fait aussi passer à côter de quelque chose qui est le nourrir la famille, les proches, ainsi que les pauvres, le fait de répandre l'amour dans le pays.

- Ce qui est voulu dans le sacrifice n'est pas de nourrir les pauvres, ceci n'est pas le plus grand but. Le plus grand but comme il a été cité précédemment est d'adoré Allah (le Très Haut) en faisant couler le sang, la plupart du temps il est plus bénéfique aux pauvres la valeur de la bête sacrifiée que la bête sacrifiée en elle-même (la viande); montrer ouvertement les rites et remercier Allah (le Très Haut) pour ses bienfaits comme Il a dit : « Ni leurs chairs, ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais ce qui l'atteint de votre part c'est la piété , ainsi vous les a-t'il assujettis afin que vous proclamiez Sa grandeur pour vous avoir mit sur le droit chemin. Et annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants ».  Je dis ces paroles car cela est la sunna. Inciter les gens à pratiquer l'aumône à l'étranger ne fait pas partie de la sunna et ce n'est pas ce qui est préférable mais plutôt le mieux est d'incité les gens à faire aumône des bêtes sacrifiées dans leurs pays respectifs.

 

 

Cheikh Muhammad ibn Ghayth


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