Une sourate mecquoise/médinoise ?



Comme vous l'avez peut-être déjà remarqué, certaines sourates sont dites « médinoises » tandis que d'autres sont « mecquoises ». En arabe, les sourates sont dites  « madaniya » et « makkiya ».

 

Mais que cela signifie-t-il vraiment ?

Tout d'abord, pour bien comprendre la signification de ces deux termes, il faut connaître certains aspects de la vie du Prophète ﷺ.

La révélation sur le Prophète se divise en 2 grandes périodes :
La 1ère période : lorsque le Prophète ﷺ vivait à La Mecque, ville où il est né et où il a reçu les premières révélations.
La 2ème période : lorsque le Prophète ﷺ vivait à Médine, ville où il s'est installé après avoir accompli la Hijra.

Ainsi, lorsque l'on parle d'une sourate mecquoise, cela signifie qu'il s'agit d'une sourate révélée au Prophèe ﷺ alors que celui-ci habitait encore à La Mecque. En arabe, la sourate ou le verset se nommera : المكي

Inversement, lorsque l'on parle d'une sourate médinoise, cela signifie qu'il s'agit d'une sourate révélée après la Hijra du Prophète ﷺ à Médine. En arabe, la sourate ou le verset se nommera : المدني

D'ailleurs une Parole d'Allah peut-être considérée médinoise bien qu'elle ne soit pas révélée à Médine, mais simplement car elle aura été révélée après l'émigration, au-delà de cette différence notoire, d'autres distinctions peuvent être faites concernant ces 2 types de sourates. Voici les remarques de Cheikh Al 'Outheymin :

Les versets mecquois sont connus pour être plus percutants, plus forts, plus courts et directs, car les interlocuteurs étaient des contradicteurs, des négateurs. De plus, les sourates mecquoises insistent sur le Tawhid dans l'adoration, la croyance saine et la croyance en la Résurrection car la plupart de ceux à qui s'adressaient le message niaient cela.

Tandis que les versets médinois sont généralement plus doux car les interlocuteurs avaient accepté l'Islam. Les versets sont également plus longs et apportent de nombreuses précisions sur la pratique religieuse car ceux a qui on s'adressait avaient déja le Tawhid et la croyance saine bien ancrés en eux. Donc leur besoin était de connaitre surtout les détails des actes d'adoration.

 

 

 

Source : Cheikh ibn 'Outheymin : Ussûl at Tafsîr
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