Malheur à celui qui a laissé s'écouler Ramadan sans ...


Que dit donc l'ange chaque nuit ? - "Ô toi qui aime le bien, approche ! Ô toi qui aime le mal, retiens-toi !

Tu tires profit de la méditation sur ces deux paroles, les âmes se divisent en deux parties, deux états : 
- des âmes qui aiment le bien, le bien est au fond d'eux et ne demande qu'à en sortir, leurs âmes les appellent à faire le bien, elles sont apaisées, à la recherche de bonnes actions.
Certains même parmi les gens de par leur grande envie de faire le bien se trouvent prit par le temps et ne trouvent pas la possibilité de faire tout ce qu'ils veulent faire comme bien (lecture du Coran, évocation, aumônes, liaison des liens de parenté ...)
Vient donc cet appel qui motive ces âmes élevées qui aiment le bien et se diriger vers ce dernier. Viens ! Approche ! Bouge ! Profite de cette grande occasion !

Alors que tu es dans la période de tous les biens, dans la période de grande transactions, fructueuse, les biens y sont multipliés et les rétributions extraordinaires. Approche donc ! Ne soit pas hésitant ! Et ne t'arrête pas, ne fléchis pas ! Et ne te languis pas ! Et ne soit pas paresseux !

Tout ceci n'a pas lieu d'être. Approche ! Bouge pour faire le bien avec une grande envie, de la motivation et que rien ne te ralentisse, et que rien ne t'en empêche. Recherche l'aide d'Allah et son assistance.

- La deuxième partie, qu'Allah nous en protège ainsi que vous : des âmes qui aiment le mal, le mal y est présent, à l'intérieur d'eux-même, un mal ardent qui ordonne la turpitude et ce, même durant cette période de biens, ces nuits de biens, ces nuits qui renferment de grands bienfaits, son âme lui ordonne la turpitude.

Vient donc cet appel : "Ô toi qui aime le mal, retiens-toi !" Interdit à ton âme ! Bride-la  ! Empêche-lui d'accéder à la turpitude ! Tu es dans une période extraordinaire, si tu n'interdit pas à ton âme la turpitude dans ces nuits et ces moments remplis de biens, alors quand vas-tu l'en empêcher ?

Si tu ne bouge pas pour le bien, sa recherche et sa demande dans ces nobles moments, quand est-ce que cela arrivera ?
Si tu ne te repens pas maintenant, quand vas-tu te repentir ?
Si tu ne demandes pas le pardon maintenant, quand vas-tu le faire ?
Si tu n'est pas repentant d'un repentir sincère dans ces nobles moments, quand vas-tu l'être ? 

C'est pour cela qu'a dit notre Prophète صلى الله عليه و سلم : "Malheur à celui qui a laissé s'écouler le mois de Ramadan sans s'être fait pardonné ses péchés."

Ceci est une catastrophe, une calamité. Ces grands moments entrent avec leurs biens, leurs bénédictions et ce qu'ils contiennent comme énormes mérites, et cette personne continue dans son égarement, dans sa bêtise et sa bassesse et ce, jusqu'à ce que le mois se termine ; alors que les gens autour de lui, se bouge pour faire le bien et lui reste sur le même état jusqu'à que sorte le mois de Ramadan, c'est certes une grande calamité : "Malheur à celui qui a laissé le mois de Ramadan sans s'être fait pardonné ses péchés ..."

Et est venu dans l'autre hadith que le Prophète صلى الله عليه و سلم monta sur le minbar et en montant la première marche il dit "Amine", puis la deuxième : "Amine", puis la troisième : "Amine". Les compagnons furent donc étonnés, à chaque marche "amine", quel est donc l'explication de cela ? Ils lui posèrent donc la question : Il dit : "M'est venu Djibril, et a dit : "Quiconque atteint Ramadan, et ne se voit pas pardonner ses péchés, qu'Allah l'éloigne !  Dis Amine ! J'ai donc dit ; Amine."
Djibril invoque et Muhammad صلى الله عليه و سلم dit "Amine" sur celui qui est dans cette situation : Vient Ramadan puis s'en va et il ne se voit pas pardonner ses péchés, et pourquoi cela ? Car il n'a même pas cherché à se faire pardonner, ne s'y est pas intéressé, ne s'est pas empressé à rechercher le pardon d'Allah. Son âme ne s'est pas empressée à cela. 

On appelle toutes les nuits : "Ô toi qui aime le mal, retiens-toi !" et lui n'en est que plus enseveli dans le mal, enseveli dans les péchés et la turpitude.
Ramadan s'en va et lui se trouve toujours sur le même état, immobile sans aucun changement, bien qu'il se trouve dans une période extraordinaire.

 

Cheikh 'Abd ar Razzaq al Badr
@Lesleçonsimportantes


Le Sheikh ‘Abderazzaq al Badr est le fils du grand savant du hadith le sheikh ‘Abdel mouhsin al ‘Abbad al Badr. Né en 1960 à Zolfa en Arabie Saoudite. Il vit actuellement à Medine où il fait partie du comité des enseignants de l’université islamique de Medine. Docteur en ‘aqida il a étudié chez de nombreux éminents savants tels que son père, le sheikh ‘Abdoul’Aziz ibn Baz, le sheikh ibn al ‘Utheymin, le sheikh Nassir al Albani et d’autres.