Mémoriser, méditer ou lire le Coran ?


Quel est le mieux : apprendre le Coran, le lire ou le méditer ?

Premièrement ô mes frères, il ne convient pas de confronter/opposer les mérites.
Plutôt, nous devons nous efforcer à rassembler les mérites tant que nous le pouvons.
Donc nous efforcer à l'apprendre et le lire et le méditer.
Cette affaire, les savants ne l'ont mentionnée que pour Ramadan seulement, car c'est un temps restreint : est-ce que le mieux pendant Ramadan est que la personne apprenne ou le mieux est qu'elle lise avec méditation et réflexion ou le mieux est-il qu'elle lise en grand nombre de sorte à clore la récitation de nombreuses fois pendant Ramadan.
Quant au temps général, alors efforce toi à apprendre et efforce toi à lire, et accorde pour celui-ci un temps et pour celui-là un temps.
Et je dis au musulman : si lorsque le muedhin fait l'adhan, l'un d'entre nous fait ses ablutions et se rend à la mosquée, prie deux rak'at puis se dit qu'entre deux prières - par exemple entre le dohr et le asr - il apprendrait deux versets. Entre l'adhan et l'iqama, il apprendrait deux versets, il lit deux versets avec l'intention de les apprendre et il les répète.
Tous les jours, il apprendrait quatre versets. Entre le magheb, le isha et le fajr, il lit le Coran.
Ceci est la moindre des choses qu'un musulman puisse faire, qu'un homme puisse accomplir.
Il regroupe donc entre les mérites.
Et ne frappez, ne lancez pas les mérites les uns contre les autres, à moins que le temps ne soit restreint.

 

Cheikh Soulayman ar Rouheyli
La retranscription est uniquement pour faciliter les personnes ayant une faible connexion internet.


Cheikh Sulayman Ibn Salim Ar Ruhayli est né dans la ville du Prophète () à Médine.
Dès son plus jeune âge, il étudia dans la mosquée du Prophète () et eu l’occasion de participer à certains cours du grand savant Al Chankiti à seulement 6 ans, ainsi que ceux du noble sheikh Al Albani (quand il venait à Médine), le noble sheikh Ibn Baz et Ibn Al ‘Uthaymin.
Il complète l’apprentissage du Coran alors qu’il n’est qu’un enfant de 10 ans. Il se spécialise dans le « Oussoul Al Fiqh » : les fondements de la jurisprudence dans lequel il accède au rang de docteur.